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De la performance à la compréhension du corps : Comment mon approche est née

il y a 2 jours
6 min de lecture

Avant d’être kinésithérapeute, j’ai été sportive de haut niveau. Pendant de nombreuses années, mon quotidien a été rythmé par les entraînements, les compétitions, la recherche de performance et cette obsession du détail qui accompagne le sport de haut niveau.


J’ai pratiqué le tumbling au niveau international, intégré l’équipe de France et remporté 7 titres de championne de France.

femme allongée avec une medaille

Mais cette histoire avec le sport ne m’a pas seulement appris à être plus forte, plus rapide ou plus précise. Elle m’a surtout appris à observer mon corps. À chercher à comprendre comment il fonctionne.

Pourquoi un mouvement est efficace.

Pourquoi une douleur apparaît.

Pourquoi une blessure survient.

Et surtout, comment faire pour que le corps puisse continuer à bouger, progresser et performer dans la durée.


C’est cette réflexion, nourrie par mon expérience de sportive, mes blessures, mes études et mes années de pratique en kinésithérapie, qui a progressivement construit ma façon de voir le corps aujourd’hui.


1) Le sport de haut niveau : apprendre à connaître son corps


En tumbling, quelques secondes suffisent pour enchaîner une série de mouvements acrobatiques.

Chaque geste doit être précis.

Chaque réception doit être contrôlée.

Chaque partie du corps doit participer au mouvement au bon moment.


Quand on pratique à ce niveau, on apprend forcément à être attentif à son corps.

On cherche à gagner en force, en puissance, en mobilité, en coordination. On analyse ses mouvements. On répète. On corrige. On recommence.


femme blessée dans un camion de pompier

Mais le sport de haut niveau m’a aussi confrontée à l’autre versant de la performance : les blessures.


J’ai moi-même connu des blessures importantes au cours de mon parcours sportif, dont une grave blessure au dos qui a profondément marqué ma carrière.

Cette expérience a forcément changé ma manière de regarder le corps.

Une blessure, ce n’est pas seulement une structure qui fait mal. C’est un mouvement que l’on ne peut plus réaliser de la même manière. C’est un corps auquel il faut réapprendre à faire confiance. C’est aussi tout un système qu’il faut comprendre pour pouvoir reconstruire progressivement.


Avec le recul, je pense que ces expériences ont largement nourri les questions que je me pose encore aujourd’hui.


2) Pourquoi devenir kinésithérapeute ?


Devenir kinésithérapeute était finalement une suite assez naturelle. J’avais envie de comprendre le corps autrement. Pas seulement de savoir quoi faire, mais de comprendre pourquoi.


Pourquoi avons-nous mal ?

Pourquoi certaines blessures reviennent-elles ?

Pourquoi deux personnes qui présentent une douleur similaire peuvent-elles avoir des besoins complètement différents ?

Et surtout : peut-on agir avant que le problème apparaisse ?


La kinésithérapie m’a permis d’aller beaucoup plus loin dans cette réflexion. Elle m’a appris à considérer le corps dans son ensemble, à observer le mouvement, à comprendre les interactions entre les différentes parties du corps et à adapter le travail à chaque personne. Mon expérience de sportive m’avait donné le goût du mouvement et de la performance.


Ma formation de kinésithérapeute m’a donné les outils pour essayer de comprendre ce qui se passe réellement derrière ce mouvement. Mais un autre élément a joué un rôle important dans cette construction : mon mémoire de recherche.


3) Mon mémoire de recherche : aller au-delà des idées reçues sur les abdominaux


Durant ma formation, j’ai consacré mon mémoire de recherche aux abdominaux.

Un sujet qui peut sembler très éloigné de la réflexion que je mène aujourd’hui.

Et pourtant, il a joué un rôle important dans ma manière de comprendre le corps.


Pourquoi les abdominaux ?

Parce qu’ils sont probablement l’un des groupes musculaires les plus entourés d’idées reçues.


Dans notre imaginaire collectif, les abdominaux sont souvent associés à l’esthétique : avoir un ventre plat, dessiner sa sangle abdominale, faire des « abdos » pour avoir un ventre plus tonique. Mais lorsque l’on s’intéresse réellement à leur fonctionnement, on découvre rapidement que leur rôle est bien plus complexe.


Les abdominaux participent notamment au fonctionnement du tronc et à la gestion des forces lors des mouvements. Ils travaillent avec le diaphragme, les muscles du dos, le bassin et l’ensemble du corps. Ils ne sont donc pas simplement là pour « tenir le ventre ». Et surtout, un muscle ne peut pas être considéré indépendamment du mouvement dans lequel il intervient.


C’est précisément ce qui m’intéressait dans mes recherches.

Comprendre ce que font réellement les abdominaux, comment ils interviennent et ce que signifie véritablement « renforcer » cette région du corps.


Cette recherche m’a amenée à remettre en question certaines évidences. Faire davantage d’abdominaux n’est pas nécessairement synonyme d’avoir un tronc qui fonctionne mieux. Avoir des muscles forts ne signifie pas automatiquement savoir les utiliser efficacement.


Et lorsqu’on parle de santé du dos, cette distinction est essentielle.


Ce travail de recherche a donc renforcé quelque chose qui allait devenir central dans ma pratique : ne pas se contenter des apparences ou des recettes toutes faites, mais chercher à comprendre les mécanismes qui se cachent derrière.


C’est une façon de réfléchir que j’ai ensuite continué à appliquer dans ma pratique de kinésithérapeute.


4) Des années à observer les mêmes problématiques


Au fil des années, j’ai accompagné des sportifs, mais aussi énormément de personnes confrontées à des douleurs et des problématiques de dos.


Et une chose m’a frappée.


Beaucoup de personnes cherchent le bon exercice. Celui qui va enfin régler leur problème. Alors elles font des abdominaux. Du gainage. Du renforcement du dos. Des étirements. Elles essaient un exercice, puis un autre.

Mais parfois, malgré toute cette bonne volonté, rien ne change vraiment.

Parce que le problème n’est pas forcément l’absence de force.


On peut avoir des muscles forts et manquer de mobilité.

On peut être mobile mais manquer de contrôle.

On peut être capable de réaliser un exercice parfaitement dans un contexte précis et avoir beaucoup plus de difficultés dès que le mouvement devient moins prévisible.

On peut également renforcer énormément son corps sans réellement apprendre à l’utiliser.


Et puis il y a la respiration.


Un élément souvent oublié alors qu’elle accompagne en permanence nos mouvements et participe à notre façon de gérer les pressions et les efforts.

Toutes ces observations m’ont progressivement amenée à voir les choses différemment.


Je me suis rendu compte que lorsqu’on veut prendre soin de son dos et de son corps, chercher simplement à « renforcer » n’est pas suffisant.


5) Le déclic : arrêter de chercher uniquement le bon exercice


Il n’y a pas eu un moment précis où tout s’est mis en place. Ma vision s’est construite petit à petit.

Grâce à mon expérience de sportive.

Grâce aux blessures que j’ai traversées.

Grâce à ma formation de kinésithérapeute.

Grâce à mes recherches.

Et surtout grâce à toutes les personnes que j’ai accompagnées.


Toutes ces expériences ont progressivement fait émerger une conviction : pour prendre soin de son corps et de son dos, il ne suffit pas de renforcer. Il faut apprendre à mieux bouger. À mieux contrôler. À mieux respirer. À mieux utiliser son corps dans son ensemble.


Cela peut sembler évident.


Mais dans la pratique, cela change énormément de choses.

Parce qu’au lieu de chercher systématiquement à corriger une zone ou à renforcer un muscle isolé, on commence à s’intéresser à la façon dont le corps fonctionne dans son ensemble.


6) C’est de là qu’est née mon approche


L’approche que je construis aujourd’hui n’est donc pas née d’une tendance. Ce n’est pas non plus l’envie de créer « encore un programme d’exercices ».


Elle est le résultat de plusieurs années d’expérience.

Des années à pratiquer le sport de haut niveau.

Des années à me confronter moi-même aux blessures et à la rééducation.

Des années d’études, de recherche et de pratique de la kinésithérapie.

Et des années à observer les personnes que j’accompagne.


Mon objectif est aujourd’hui de transformer tout cela en une approche simple, progressive et cohérente, qui puisse réellement s’intégrer dans la vie quotidienne.

Parce que je ne crois pas qu’il soit nécessaire de passer des heures à s’entraîner pour prendre soin de son corps.


Je crois surtout qu’il faut apprendre à mieux le comprendre.

Et surtout, lui redonner les moyens de mieux fonctionner.


7) Ce n’est que le début


Cette réflexion, je vais maintenant avoir envie de vous la transmettre. Pas sous la forme d’une liste d’exercices miracles. Pas avec une nouvelle méthode compliquée.

Mais en vous expliquant progressivement comment fonctionne votre corps, pourquoi certaines choses sont importantes et comment vous pouvez commencer à les intégrer dans votre quotidien.


Dans les prochains articles, nous allons donc explorer progressivement les grands principes qui se cachent derrière cette approche. Je ne vais pas encore tout vous dévoiler. Parce que j’ai envie que vous compreniez le raisonnement qui se trouve derrière chaque principe, plutôt que de simplement vous donner une nouvelle liste de choses à faire.


Si vous avez envie de mieux comprendre votre corps, de prendre soin de votre dos et de découvrir cette approche avec moi, inscrivez-vous à ma newsletter.

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Parce que mieux prendre soin de son corps commence peut-être par une chose toute simple : apprendre à mieux le comprendre..


Lauriane Lamperim

Kinésithérapeute et ancienne membre de l'équipe de France de Tumbling.

 

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